Accueil
25-05-2013
 
 
jpc
 
 
 
 

Municipales 2014 / Fawaz Karimet ne sera pas tête de liste du PS

Publié le vendredi 12 avril 2013 à 10H49 - 


 

Au PS, on parle d'une équipe unie déterminée à battre la droite aux prochaines municipales.

 

LAON (Aisne). A un an des municipales, le Parti socialiste cherche encore sa tête de liste. Fawaz Karimet y a songé, mais il restera finalement en retrait.

Les élections municipales auront lieu les 9 et 16 mars 2014.
A moins d'un an de l'échéance, chacun fourbit donc ses armes. Du côté du Parti socialiste, Fawaz Karimet, conseiller général de Laon Nord, semblait candidat à la candidature. Mercredi soir, à la Cité des cheminots, les militants ont eu droit à une annonce cependant.
Ce dernier ne sera pas tête de liste, pas plus que d'autres élus locaux socialistes comme Alain Reuter, conseiller régional, ou Thierry Delerot, conseiller général de Laon Sud.
Y aurait-il quelques hésitations à affronter Antoine Lefèvre, notamment en pensant à d'autres rendez-vous de 2015 ?
Nullement, assurent les cadres socialistes locaux rencontrés hier soir. « Si j'avais voulu y aller, j'y serais allé », assène Fawaz Karimet. Ce dernier revient sur les campagnes perdues. « Je sais que chaque voix va compter. Avec la position qui a été la mienne lors des législatives et que je ne regrette pas, j'ai peur qu'une incompréhension à gauche nous coûte des électeurs si je suis en tête de liste. Je ne veux pas être responsable d'une défaite. Il y a un sacrifice à faire », dit-il.
Il ajoute aussitôt qu'il sera sur la liste, tout comme Alain Reuter et Thierry Delerot. « Nous allons mettre toutes nos forces dans la bataille pour battre Antoine Lefèvre », disent-ils.
Quelles seront les positions ? Éligibles ou pas ? Au pays laonnois du PS, on préfère dire qu'on ne part pas à l'aventure, mais pour une belle aventure dixit Alain Reuter.
Damien Delavenne, élu secrétaire de la section en novembre, précise que sa volonté dès le départ a été de réunir les conditions indispensables pour reprendre la mairie.
« Nous avons discuté avec tous les partenaires, y compris René Dosière. Et tous sont aujourd'hui volontaires pour travailler à la réussite commune, à un programme. »
Il n'y a pas que la tête de liste, l'équipe compte aussi en quelque sorte. Pour autant, on nous affirme que plusieurs candidats existent. Le souhait c'est qu'il puisse se dévoiler en juin, même si officiellement les instances prévoient une validation en octobre.
« L'important, c'est que les conditions d'une victoire soient remplies. A Laon, on sent une vraie mobilisation, y compris chez les militants qui veulent mettre fin aux querelles et à vingt-cinq ans de disette. La fédération ne peut que souscrire et apporter son aide », souligne Arnaud Batteford, secrétaire fédéral.
Pour les présents, un candidat devrait émerger et il sera soutenu. « C'est un candidat dont on sera sûr qu'il ira au bout de son mandat lui. »

Yann LE BLÉVEC
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

 
 

Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mercredi 10 avril 2013.

 
 
 
Aux solutions illusoires du remaniement et de la dissolution, le Président de la République a légitimement préféré des mesures concrètes pour répondre à la crise politique déclenchée par la démission et les aveux de Jérôme Cahuzac. Comme le Président l’a indiqué, l’immense majorité des élus est honnête et la réponse des pouvoirs doit être proportionnée.

La création d’un parquet financier ainsi que d’une haute autorité indépendante pour contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêt répond à un besoin de régulation et permet de donner un cadre collectif à la demande de clarté. La publication des déclarations de patrimoine ne permettra pas à la haute autorité de travailler sereinement.

François Hollande a également indiqué que la France faisait de l’éradication des paradis fiscaux une priorité. Cette ambition doit se traduire en actes dans le cadre législatif national mais aussi à l’international dans le cadre du G20 où le président Obama doit être un allié. Le gouvernement et la majorité devront être au rendez-vous de la deuxième lecture du projet de loi bancaire car le texte adopté en première lecture est nettement insuffisant pour répondre à cette ambition.

Depuis mai 2012, la justice travaille dans la sérénité et la presse enquête sans pression. C’est un acquis de la présidence Hollande.

Le MRC réaffirme que la priorité qui doit mobiliser le gouvernement, c’est l’emploi et donc la croissance et la réorientation de l’Europe.


Michel VIGNAL
 

Actualités

I Publié le Vendredi 1 Février 2013 par MRC
 

 
 
 

Dépêche AFP, vendredi 1er février 2013, 11h13.

 
 
 
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement ne donnera pas de consigne de vote à ses parlementaires concernant la loi sur le mariage pour tous, a-t-on appris auprès de son président Jean-Luc Laurent.

"Le MRC a débattu. Il y a au sein du MRC différents point de vue, comme partout", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Laurent.

Ce vote "relève d'une décision plus personnelle que politique", a-t-il ajouté en annonçant que par conséquent "nous laisserons la liberté de vote à nos parlementaires".

Il a également précisé que pour le MRC, "les préoccupations de nos concitoyens sont davantage le redressement de la France, les réformes sociales et fiscales plutôt que sociétales".

A titre personnel, Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, n'a pas encore décidé de son vote. "J'écoute, j'observe", a-t-il dit.
 
 


Michel VIGNAL
4 ruelle grivon 02000 LAON
Tél. : 03 23 23 16 42  / 06 86 48 46 73

Permanence parlementaire

 

1, avenue du

Général de Gaulle

02200 Soissons

 

tél : 03 23 59 60 69

http://www.bechtelpourlaisne.fr/

 

Les priorités de la députée Marie-Françoise Bechtel

Publié le lundi 10 septembre 2012 à 11H00 - Vu 419 fois


Marie-Françoise Bechtel entourée de deux de ses collaborateurs, Fabrice Benard et Sylvie Toutée.

Marie-Françoise Bechtel entourée de deux de ses collaborateurs, Fabrice Benard et Sylvie Toutée.


SOISSONS-CHAUNY-TERGNIER... (Aisne). L'organisation de son travail, sa vision de la 4e circonscription, les premiers mois de la majorité… Élue députée le 17 juin, Marie-Françoise Bechtel répond à nos questions.

NUMÉRO deux du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Marie-Françoise Bechtel a succédé à Jacques Desallangre comme députée de la 4e circonscription. Il y a quelques mois encore, elle était inconnue du territoire et de ses élus. Elle apprend aussi à le connaître.
l'union : Comment organisez-vous votre temps entre Paris et la circonscription ?
Marie-Françoise Bechtel : « Je suis à l'Assemblée le mardi, le mercredi et le jeudi. J'y suis notamment vice-présidente de la Commission des Lois où se fait 40 % du travail législatif. Le reste du temps, je suis sur la circonscription. Sauf exception, j'essaierai de préserver mon dimanche. »
Vous habitez Soissons ?
« Évidemment, oui. »

Éducation et industrie


Quelle a été votre impression en prenant possession de votre siège au Palais Bourbon ?
« C'est une maison que je connais bien pour y avoir passé des nuits entières quand je travaillais auprès de Jean-Pierre Chevènement lorsqu'il était ministre. Ce qui me marque, c'est le côté cour de récréation, le côté potache, mais aussi la très grande rudesse de l'opposition. Et puis, contrairement à ce que l'on peut penser, le travail parlementaire est très lourd si on veut bien le faire. »
Vous ne connaissez votre circonscription que depuis quelques mois. Qu'est-ce qui vous a déjà marquée ?
« Un territoire, ce sont avant tout des gens. Ici, il y a une grande gentillesse, une ouverture. Cela me frappe d'autant plus que j'ai fait une campagne éclair. Je leur suis reconnaissante de m'avoir fait confiance. »
Quels sont les grands enjeux de ce territoire ?
« L'éducation et l'industrie. Pour le bac, le brevet, les chiffres sont meilleurs, mais il ne faut pas lâcher. Comme chevènementiste, je suis très attachée à l'école. L'industrie, c'est une préoccupation lourde. Soissons est en bout de la région picarde et a trop souffert de la rivalité avec Saint-Quentin et Compiègne, comme villes « siphonnantes ». C'est différent pour Chauny. L'atout de cette circonscription est d'avoir une mémoire industrielle. Il y a encore cette fibre. Je me donne pour tâche de rencontrer tous les acteurs économiques et les partenaires sociaux. »
Comment, dans ce cadre, concevez-vous votre rôle de députée ?
« Le député doit avoir un pouvoir de proposition, être celui qui fait le lien, qui aide à la décision. »

« Il y a du volontarisme »


Comment jugez-vous les premiers mois du président Hollande et du gouvernement Ayrault ?
« Il y a du volontarisme et tout un travail qu'on ne voit pas. On n'est plus dans la gesticulation, mais dans les mesures pondérées. Ce sont des gens sérieux et le gouvernement travaille sérieusement. »
Y-a-t-il, malgré tout, des petites choses qui vous chagrinent ?
« De grandes choses ! Il y a la question du Traité européen. Il y a eu un accord politique entre le MRC et le PS mais les socialistes connaissent notre position sur ce point. Le président Hollande est parti sur le bon pied. Il faut aller plus loin, même si nous ne confondons pas avec ce qui se faisait avant. Lors de notre université d'été, les 15 et 16 septembre à Belfort (NDLR : le fief de Jean-Pierre Chevènement), nous allons très sérieusement travailler sur l'Europe. »


E

Lire la suite...
 
cumul des mandats

« Cumulard, je veux bien qu’on me montre du doigt mais... »

Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89
Audrey Cerdan | Photographe Rue89

Comment jongle-t-on entre plusieurs mandats ? Antoine Lefèvre, sénateur, dit tout : son emploi du temps et ses indemnités. Et dénonce l’hypocrisie des « anti-cumul »

L’UMP Antoine Lefèvre a 46 ans, trois mandats et quatre fonctions. Sept casquettes pour un cumulard assumé, satisfait d’être devenu un « professionnel de la politique ». Il s’en explique tranquillement dans son bureau de sénateur de l’Aisne. Par la fenêtre, on entend jouer les enfants qui fréquentent la crèche du Sénat.

Rue89 : Pourquoi êtes-vous devenu cumulard ?

Antoine Lefèvre : Je suis rentré au conseil municipal de Laon à 27 ans parce que j’avais envie de m’engager pour ma ville. Puis le député-maire n’a pas souhaité se représenter après deux mandats, il m’a en quelque sorte demandé de prendre sa suite, et je suis devenu maire à 35 ans.

J’avais pris l’engagement de ne pas avoir d’activité professionnelle en parallèle. J’étais dans le privé, j’ai démissionné de mon poste de chargé d’études à la chambre d’agriculture. Je gagnais, en tant que maire de Laon – je vais parler comme les vieux –, 20 000 francs. Beaucoup moins que mon directeur général des services.

A ce moment-là, le fait de percevoir aussi des indemnités de la communauté de communes m’a permis d’arriver à un niveau d’indemnisation correspondant au salaire d’un jeune professionnel. Je suis devenu un professionnel de la politique.

Donc vous vous êtes mis à cumuler d’abord pour des raisons financières ?

Il y a aussi un enjeu d’efficacité territoriale : être maire de Laon et président de la communauté de communes, c’est important pour faire avancer nos projets.

Dans la ville d’à côté, Soissons, le maire n’a pas pu avoir un rôle important dans la communauté d’agglomération. Les deux entités sont dirigées par des socialistes, il y a concordance politique, mais on a l’impression qu’elles travaillent l’une contre l’autre.

Sept casquettes

Antoine Lefèvre est :

  • maire de Laon
  • président de la communauté de communes du Laonnois
  • sénateur de l’Aisne
  • président de l’Opac de Laon
  • président du conseil d’administration du centre hospitalier de Laon
  • président de la Maison de l’emploi et de la formation du pays du Grand Laonnois
  • président du syndicat intercommunal des transports urbains laonnois

Avant d’être élu sénateur, il était conseiller régional de Picardie.

Que pensez-vous des politiques qui prônent le non-cumul ?

Il y a souvent beaucoup d’hypocrisie de leur part. Les plus beaux discours sur le non-cumul, je les ai entendus de la bouche de Pierre Mauroy, qui a été Premier ministre tout en gardant ses fonctions de maire de Lille et de président de la communauté urbaine.

Et puis je trouve qu’il y a un côté un peu populiste à mettre en avant cette question. Moi, je suis cumulard – sénateur, maire de la ville de Laon et président de la communauté de communes – mais ce qui choque profondément les gens, c’est l’idée que l’on cumulerait des indemnités.

Or, on ne parle pas assez de la règle de l’écrêtement qui s’applique aux parlementaires : il y a un plafond qui fait qu’on ne touche pas d’indemnités pour la plupart de nos autres mandats.

Depuis que je suis sénateur, je ne perçois rien comme président de ma communauté de communes ; je ne lui coûte rien. Le cumul peut même conduire à des économies puisqu’il y a une mutualisation des moyens.

A quel point ?

Quand je ne serai plus président de la communauté de communes, celui qui me remplacera touchera des indemnités. Il lui faudra aussi des moyens, un véhicule, un cabinet – pour l’instant, celui que j’ai à la mairie parvient à s’occuper des questions intercommunales. Il sera tenté d’avoir un service com’... La fin du cumul aura des conséquences financières importantes sur les collectivités.

En additionnant vos différentes indemnités, vous percevez combien ?

Le plafond est... euh... à 8 000... je crois [il s’élève à 8 272,02 euros, ndlr].

Vous ne savez pas combien vous gagnez ?

Au titre du Sénat, c’est environ 5 500 euros [le net mensuel perçu par les sénateurs s’élève à 5 388,72 euros, ndlr]. Et j’ai entre 2 000 et 3 000 euros à la mairie, je ne sais plus combien exactement.

Mais vous pouvez reverser la partie écrêtée à des élus de votre choix...

Je trouve cela très choquant, de pouvoir ainsi gratifier des élus de son choix, comme Patrick Balkany qui reversait son écrêtement à son épouse. Cette pratique devrait être proscrite. L’argent non perçu doit rester à la collectivité.

Mais dans le débat qui va s’ouvrir sur le cumul des mandats, il me semble très important que des parlementaires puissent continuer à cumuler avec un mandat local pour garder un ancrage territorial et un lien avec les gens.

Ne me dites pas qu’il est nécessaire de détenir un mandat local pour rester en contact avec le terrain...

Si je suis uniquement sénateur et que j’ouvre une permanence, c’est essentiellement des élus qui viendront me voir.

Une fois par mois, j’ai ma permanence de maire dans les quartiers. C’est différent d’une permanence parlementaire ou des gens qui viennent me voir à la mairie. Il y a les problèmes d’emploi, d’orientation pour les enfants, des problèmes familiaux, des problèmes de justice, des problèmes de voisinage et de logement : ça me permet de garder un contact fort et ça nourrit mon travail législatif.

Ça me permet de voir quand les textes qu’on fait sont difficiles à appliquer. Le droit au logement, par exemple, c’est pas évident de le faire appliquer même dans une ville où j’ai plus de 50% de logements sociaux.

Le danger, je l’ai vite ressenti, et ce n’est pas uniquement l’épaisseur des moquettes qui fait ça : vous êtes dans un cocon privilégié, vous êtes dans les dorures, vous pouvez très vite être dans quelque chose de plutôt confortable.

Le terrain, c’est jamais forcément confortable : on vous interpelle directement, on vous réclame des choses, on vous engueule, mais on a ce lien.

Encore une fois, ces permanences, vous pourriez décider de les tenir sans conserver de mandat local...

A quel titre ?

Au titre de sénateur élu de ce territoire.

A mon avis, y a pas grand-monde qui viendrait.

On dit : si on interdisait le cumul, les hémicycles seraient pleins.

C’est méconnaître le fonctionnement du Parlement : beaucoup de choses se passent en commission. Hier, il y avait quatre heures de discussion générale sans vote. Moi, en fonction de cet ordre du jour, j’avais privilégié des auditions que je mène dans le cadre de la préparation d’un rapport. Parmi ceux qui, comme moi, sont présents toutes les semaines, il y a beaucoup de cumulards. Ce n’est pas l’interdiction du cumul qui remplirait les hémicycles.

On dit : le cumul bloque le renouvellement du personnel politique.

C’est les jeunes militants dans les partis qui le disent.

Pour moi, on ferait mieux de permettre à n’importe qui dans ce pays d’accéder aux fonctions électives en créant un vrai statut de l’élu. Aujourd’hui, la fonction publique se taille la part belle parce qu’il y a une garantie de retour à l’emploi.

Il y a eu des améliorations, les indemnités courent pendant six mois après la fin de votre mandat, mais si ça ne vous suffit pas pour retrouver un boulot, après, il n’y a pas d’Assedic.


Antoine Lefèvre dans son bureau du Sénat à Paris, le 18 juillet 2012 (Audrey Cerdan/Rue89)

La législation actuelle sur le cumul vous convient-elle ?

Un parlementaire ne peut plus détenir qu’un seul mandat exécutif local – sauf pour les toutes petites communes, en-dessous de 3 500 habitants. A mon avis il faudrait aussi intégrer les présidences d’intercommunalités dans la notion de cumul.

Je suis aussi sensible au plafonnement du nombre de mandats dans le temps. Je me suis fixé comme règle de ne pas faire plus de trois mandats à la maire de Laon. C’est une génération. Si demain c’est inscrit dans la loi, vous serez obligé de laisser la place et de préparer la suite.

Et quand vous parlez de cumul des mandats, il faudrait aussi parler du cumul mandat et activité professionnelle. J’ai des collègues qui continuent à enseigner à l’université, qui continuent à avoir un cabinet d’avocat, un cabinet d’assurances...

Vous trouvez que ça pose un problème moral ou c’est une histoire d’emploi du temps ?

C’est une histoire d’équité. Je veux bien qu’on me montre du doigt en tant que cumulard, mais qu’on parle aussi de ceux qui cumulent fonction professionnelle et fonction élective.

Je trouve aussi choquant qu’il n’y ait pas de plafonnement pour ceux qui ne sont pas parlementaires. Un de mes adjoints est fonctionnaire territorial. Il bénéficie d’heures pour se consacrer à ses mandats. Il est aussi vice-président de la communauté de communes en charge de l’environnement. De part ces fonctions, il a accédé au syndicat local de ramassage des ordures ménagères et au syndicat départemental de valorisation des déchets. Il a sa profession, des indemnités pour toutes ces fonctions, et n’est pas plafonné.

Il faudra qu’on fasse en sorte, dans la loi, que ce genre de cumul-là ne soit plus possible.

Comment est-ce que vous vous organisez matériellement pour assumer toutes vos fonctions ?

Je suis dans ma ville et mon département le vendredi, samedi, dimanche, lundi. Le lundi soir, c’est le bureau des adjoints et, de temps en temps, le conseil municipal. J’arrive à Paris dans la nuit de lundi à mardi. Mardi et mercredi, je suis systématiquement à Paris ; le jeudi, c’est fonction de l’ordre du jour.

Et la communauté de communes ?

Le lundi matin et parfois le vendredi, en fonction des sujets. Le jeudi soir, je suis souvent avec mes vice-présidents à la communauté de communes.

Vous êtes aussi président de l’Opac de Laon.

C’est une réunion tous les deux mois, en général le vendredi de 10 heures à 12 heures. Mais c’est un directeur général qui gère. C’est comme pour l’hôpital : je suis président du conseil de surveillance, mais je n’ai pas de mission de gestion. Je mène les réunions stratégiques, mais ce n’est pas chronophage.

Vous êtes aussi président de la Maison de l’emploi et de la formation du pays du Grand Laonnois.

Il y a un président délégué... Les présidences d’organisme, je ne les range pas dans une catégorie inférieure, mais ça consiste en fait à présider les conseils d’administration et les assemblées générales.

Vous présidez aussi le syndicat intercommunal de transports urbains.

Oui, bon, c’est un bureau de trois quarts d’heure une fois par trimestre ! Vous évoquez toutes ces fonctions, mais je précise qu’elles ne donnent lieu à aucune indemnité. Sinon les gens vont s’imaginer que je touche 1 000 balles par ci, 1 000 balles par là... On a juste des indemnités kilométriques pour compenser nos frais de déplacement quand on a des réunions à l’Opac.

 


Antoine Lefèvre (Audrey Cerdan/Rue89)

Si des directeurs ou des présidents délégués assument la direction de ces organismes, en quoi est-il pertinent que vous les présidiez ?

C’est la responsabilité de l’élu. C’est lui qui est pénalement et civilement responsable. En présidant le conseil d’administration, le conseil de surveillance, l’assemblée générale, on valide les choses. On les assume. Le technicien est dans son rôle, et l’élu est dans son rôle.

Jusqu’à quel point remplissez-vous vous-même les missions qui vous ont été confiées ?

Je sais bien qu’on s’imagine que tous les parapheurs m’arrivent dans un seul bureau, mais je me déplace dans chaque lieu... Le siège de la communauté de communes est dans une commune voisine, c’est important que j’y aille.

Je passe pour quelqu’un qui me mêle du détail. Une enseignante s’est un jour plainte des couleurs hideuses de sa classe, du coup maintenant c’est moi qui valide les couleurs des peintures des bâtiments municipaux. Quand quelque chose ne va pas, c’est toujours le maire qui est responsable de tout, donc autant assumer toutes les décisions.

Est-ce que vous écrivez vous-même vos discours, les interventions que vous faites au Sénat ?

Oui, en grande partie. Sinon vous êtes très vite dans quelque chose d’artificiel. Mais je ne trouve pas choquant qu’un directeur de cabinet écrive un discours pour un maire.

Je sais bien qu’il y a parfois la tentation, chez certains élus, par facilité ou par lassitude, de déléguer beaucoup la gestion d’une collectivité à leur cabinet, mais en général vous ne tenez pas longtemps comme ça.

Pour faire adopter vos délibérations, voter un budget, vous devez animer votre équipe municipale. Certains de mes adjoints ont des délégations de pouvoir et de signature ; pas mon directeur de cabinet.

Cumuler autant de casquettes doit bien engendrer quelques tentations clientélistes, non ?

Chez moi, j’ai le député Dosière, qui est à fond contre le cumul après avoir cumulé toute sa carrière. Il fait des interventions auprès de l’Opac, comme tout le monde : « Est-ce que madame Untel peut changer de logement ? »

C’est normal que les élus locaux jouent un rôle important dans les offices de logement sur leur territoire. Après, les choses sont encadrées : il y a une commission d’attribution. Mais je trouve que ces interventions font aussi partie de la fonction d’élu : si vous ne pouvez pas changer la vie des gens, vous ne servez à rien.

Si vous deviez garder un seul mandat, ce serait celui de maire ?

Je maintiens que c’est le mandat la plus passionnant, parce qu’un vrai lien se crée avec la population, vous êtes vraiment dans la glaise, mais c’est une fonction qui use beaucoup.

Le fait de contribuer à fabriquer la loi est également très passionnant et j’ai envie maintenant de m’y consacrer. Après, je passe beaucoup de temps à produire d’épais rapports... Est-ce que je contribue à changer les choses ?

Réponse ?

Ce n’est pas si évident. Le pouvoir exécutif a un rôle très important. Je peux défendre âprement un amendement ; il est adopté, je suis content ; et puis paf, il est balayé à l’Assemblée ; je me bats en deuxième lecture ; mais il y a un arbitrage, et en commission paritaire, mon truc disparaît...

Et vous vous dites : « Je ne sers à rien » ?

Non. Je me dis que le résultat n’est pas à la hauteur des efforts fournis. Mais c’est la démocratie.

 

Éducation nationale / 68 postes menacés dans le primaire

Merci à Antoine Lefevre, Sénatreur Maire de Laon, qui a voté cette mesure

 

Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.

Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.


AISNE. l'Education nationale peaufine son plan de suppression de postes. Les chiffres, évoqués par les syndicats, suscitent déjà la colère.

«POUR moi, c'est une sape de plus en plus régulière de ce qui fonde l'école républicaine et le métier d'enseignant. C'est gravissime. J'ai l'impression que l'on vide la substance des valeurs de l'école », estime Brigitte Fournié-Turquin, retraitée de l'Éducation nationale et élue d'opposition à Laon. Elle vient de manifester sa colère lors du dernier conseil municipal de la ville préfecture.
Pour l'instant, les chiffres sont officieux. Selon les syndicalistes, l'Aisne serait concernée par la suppression de 68 postes dans le primaire pour 83 dans la Somme et l'Oise. L'an dernier, l'Aisne avait été affectée par un trait de plume rayant cinquante postes. Cette fois, les mesures prévues seraient encore plus rudes. « C'est catastrophique et inacceptable », dénonce Jean-Pierre Clavere, du Syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles.
Dans le département, 190 élèves en moins sont attendus dans les classes du premier degré pour atteindre, à la prochaine rentrée, 53 139 scolarisés.
Le nouveau plan se décompose ainsi : 57 enseignants en moins avec les remplaçants, les conseillers pédagogiques, les enseignants spécialisés dans les réseaux d'aides aux enfants en difficulté, plus davantage ciblés. « Cela ne correspond pas à un nombre de fermeture de classes. Il y aura aussi des ouvertures », prévient l'inspecteur d'académie, Jean-Luc Strugarek.

Pire que la saignée de l'an dernier


L'économie de moyens passe également par une dizaine d'intervenants en langue qui ne seraient plus appelés à rencontrer les élèves.
« Le gouvernement veut supprimer des fonctionnaires et ne se soucie pas des conséquences sur le terrain », s'insurge Régis Douchain, du Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT.
Treize postes administratifs sont ainsi menacés dans l'Académie avec des retombées concrètes dans les services départementaux des Inspections.
Dans le secondaire (collèges, lycées et lycées professionnels), la potion risque d'être particulièrement amère. Ce sont 242 postes qui sont visés en Picardie au lieu de 198 l'année précédente. « Nous disions déjà que c'était une saignée. Cela va être pire. Tout le monde s'interroge dans les établissements », s'inquiète Sébastien Lequien, syndicaliste.
Pour obtenir des confirmations officielles, il faut attendre la tenue de réunions prévues, le 27 janvier pour le second degré, le 14 février pour le premier degré. La dernière, le 23 février, avec le conseil départemental de l'Éducation nationale, sera la plus décisive. D'ici là, l'inspection académique souligne que la réflexion se poursuit. « Il y a certainement des informations sur les effectifs dont nous ne disposons pas », avance Jean-Luc Strugarek.

Th. de LESTANG PARADE


Lire la suite...
 
Dernière brève
Un peu d'humour
religiondesstock-options1.gif
Dernières news
Qui est en ligne ?
Syndication
 
Top! Top!